Weinstein, #metoo, #balancetonporc ; qu’est-ce que ça change ?

Difficile de tourner la tête, cette fois-ci. Difficile de continuer à lire son journal dans le métro, plutôt que de lever les yeux vers cette personne visiblement en difficulté, prise à partie par un gars visiblement relou. « Laissez-moi tranquille ». Ce n’est pas à vous qu’on parle, mais vous obtempérez.

Aujourd’hui, enfin depuis quelques semaines, c’est un peu différent. Bizarrement, c’est plus compliqué de tourner la tête loin des violences et du harcèlement sexuel, quand ces deux-là prennent la forme d’un ras-de-marée. Car les témoignages sont partout : à la radio, à la télé, dans la presse. Ils prennent le visage de toutes ces actrices (et acteurs, aussi) qui racontent les propositions salaces qu’on leur a faites en échange d’un premier rôle, si ce ne sont pas des histoires d’attouchement, de violence, de pédophilie ou de viol. Ce sont des mots durs, mais qu’il faut lire et entendre. Ils décrivent des situations insoutenables, évidemment, que l’on comprend par expérience ou empathie. Mais surtout, ils ne nous laissent pas le choix.

On ne peut plus regarder ailleurs, quand une industrie entière crie à l’unisson au loup, ou plutôt au porc.

Ça irait encore, si cette industrie était la seule, à vous arracher les mains des yeux et des oreilles. Sauf que non. L’ampleur du phénomène vous dépasse. Des Harvey Weinstein, il y en a dans la police, il y en a au supermarché, il y en a au parlement, et statistiquement, il y en aura probablement à votre tablée le 25 décembre. Des hashtags (#balancetonporc, #metoo) transforment des milliers de voix anonymes en un grondement distinctif, qui parviennent presque à faire trembler l’ordre établi du silence. Et là, vous commencez à comprendre. Vous commencez à voir. On est si nombreuses, que vous ne pouvez faire autrement. 

Une personne célèbre, un.e proche, un.e collègue. Des voix individuelles qui vous touchent, portées par le rugissement collectif de témoignages bien trop nombreux pour être étouffés ; c’est ça, l’essence du mouvement qui a réussi cette prouesse : « briser le silence ».

 

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Not this time, Gollum.

 

Se faire (enfin) entendre

J’ai spontanément utilisé le terme « mouvement », pour décrire la vague de témoignages qui a inondé les réseaux sociaux, et plus largement les médias, depuis les révélations autour du producteur américain Harvey Weinstein. Je me demande cependant si ce terme est le bon, au regard de la forme qu’a pris cette parole si « soudaine ». Un mouvement politique, à mon sens, c’est un groupe de personnes partageant les mêmes convictions, s’organisant et joignant leurs moyens afin d’obtenir des avancées dans le domaine concerné. Or #metoo a largement dépassé les limites du milieu féministe et militant, pour jaillir d’un peu partout à la figure de l’ordre établi… N’oublions pas cependant qu’un mouvement, d’après notre petit Larousse, c’est aussi une impulsion ou un élan, le changement de position d’un corps dans l’espace : en cela, aucun doute, #metoo est bien un mouvement : les choses ont bougé.

  • Spotlight

Pour rappel des faits, au cas où vous reveniez d’un voyage initiatique dans le Kerala, deux articles ont mis le feu aux poudres ; un paru le 5 octobre dans le New York Times, et le second le 10 octobre dans le New Yorker. Dans le premier, on nous présente :

…des accusations contre M. Weinstein jusque là tues, s’étirant sur une période de plus de 30 ans. Le New York Times les a découvertes au fil d’entretiens avec d’anciens employés, d’actuels salariés et des personnalités du monde du film, mais aussi grâce à des documents légaux, des e-mails et des échanges internes émanant de Miramax et de la Weinstein Compagny »

(source : nytimes.com).

Le second est un long article de Ronan Farrow – par ailleurs frère de Dylan Farrow, victime présumée de leur père, le cinéaste Woody Allen – donnant la parole à certaines des nombreuses victimes de Weinstein, fruit d’une « enquête de plus de dix mois ». Dans les jours qui suivent, de nombreuses actrices et collaboratrices du producteur américain témoignent à leur tour, relatant les faits suivants ; exhibition, fellation forcée, chantage sexuel, attouchements non consentis, viol, harcèlement. Aujourd’hui, plus d’une centaine de femmes ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées et/ou agressées sexuellement.

Ces faits qu’elles racontent, loin d’être isolés, font écho au problème de toute une industrie. « Tout le monde savait » se chuchote dans les couloirs, puis se clame en une des magasines. « Il est loin d’être le seul », répondent d’autres voix, déchirant la toile doré que le rêve hollywoodien nous peint depuis des décennies. Et si ce n’était encore qu’Hollywood, on pourrait résoudre le problème rapidement, faire tomber quelques têtes, sans remettre en cause toute notre société et le système sur lequel elle repose ; c’était sans compter sur #metoo.

 

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Promis, en vrai, on n’a rien contre les cochons.

  • .La ferme aux mille porcs

Car l’affaire Weinstein a largement dépassé les frontières d’Hollywood. Le 15 octobre 2017, sentant le vent tourner et la colère monter de part et d’autre du pays, du continent et même du monde, l’actrice américaine Alyssa Milano encourage toutes les femmes ayant vécu des situations de harcèlement et de violences sexuelles à les partager sur les réseaux sociaux, en écrivant simplement : « moi aussi » (#metoo, le fameux).

« Si toutes les femmes que l’on a agressée ou harcelée sexuellement postent un statut contenant les mots « moi aussi », peut-être que nous arriverons à donner aux gens une idée de l’ampleur du problème. »

Alyssa Milano sur twitter le 15/10/2017.

Ces deux mots sont empruntés à l’activiste Tarana Burke, qui en avait fait la base d’une campagne de 2006 visant à aider les femmes de couleur victimes d’abus sexuels, en particulier au sein des milieux défavorisés. « Moi aussi », c’est ce qu’elle aurait aimé répondre à une jeune fille de 13 ans lui ayant avoué qu’on l’a violée. Si l’initiative d’Alyssa Milano a enlevé au mouvement son caractère intersectionnel – ce qu’à d’ailleurs regretté Tarana Burke – elle a cependant permis de regrouper les témoignages isolés, se faisant de plus en plus nombreux au lendemain des révélations sur Harvey Weinstein. Les mots « me too » ont été tweetés plus de 500,000 fois, et utilisés sur Facebook par 4.7 millions de personnes dans plus de 12 millions de posts, le tout en moins de 24h. Aux États-Unis, 45% des inscrits Facebook auraient dans leur cercle d’amis une personne ayant partagé « me too » sur leur mur. Donc près d’un américain sur deux connecté au réseau social aurait  un.e proche victime de harcèlement ou de violences sexuelles (80% des adultes américains possédant un compte Facebook).

En France, « moi aussi » a éclos sur les profils de milliers d’usagères, bientôt suivi du hashtag « balance ton porc » (dérivé de l’américain « My Harvey Weinstein ») : non contentes de se faire entendre, voilà qu’il faut aussi aux femmes nous donner des détails de leurs agressions physiques et morales… et même dénoncer ceux qui en sont responsables.

Agrou grou les vilains témoignages

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Une bataille de gagnée

La vague de témoignages née du scandale Harvey Weinstein, fédérée par les mouvements me too et balance ton porc, semble avoir réussi là où les militantes échouent depuis longtemps : enfin faire entendre, à grande échelle, les victimes de harcèlement et d’agressions sexuel.le.s. Mais cette victoire se suffit-elle à elle-même ?.

  • Une victoire contre le silence

Quand les féministes étaient les seul.e.s à s’inquiéter des dangers d’être une femme en 2017, et à dénoncer une société rendant ces dérives (les inégalités entre les sexes, les violences faites aux femmes) possibles, on pouvait leur rire au nez, écarter leurs arguments avec mépris. Un groupe de militant.e.s caricaturé.e.s par l’opinion publique, se revendiquant d’un terme jugé obsolète par leur détracteurs, était malheureusement assez facile à ne pas prendre au sérieux quand on n’en avait pas envie. Les abus domestiques ? Les écarts de salaire ? Après tout ce se sont que des féministes, ils.elles exagèrent.

Féministe et grande papoteuse, j’ai souvent été confrontée à cela : quand au sein d’un débat avec des proches ou des inconnus je m’attaquais à ces sujets, même à grand renfort de chiffres officiels, on ne m’écoutait pas. « On vous connait, vous les féministes, toujours à exagérer ». Par contre, quand j’enlevais ma casquette de super militante, pour raconter une histoire personnelle liée au harcèlement ou aux violences envers les femmes, le regard de mes interlocuteurs changeait : savoir que sa fille a été suivie dans le métro jusqu’en bas de chez elle, ou frappée par son ancien petit ami qu’on a accueilli maintes fois chez soi, ça transforme le regard d’un père. Le cas de mon papa est d’ailleurs très intéressant, l’affaire Weinstein lui ayant complètement fait changer de regard sur la chose. Il s’est mis à se demander s’il avait déjà assisté à des scènes de harcèlement, en avait été lui-même acteur sans le vouloir/savoir, et m’a avoué : « je ne pensais pas que tout ce que tu me disais, c’était aussi vrai ».

C’est frustrant, en temps que militant.e, de voir qu’on ne nous écoute que si on touche aux cordes sensibles de quelqu’un. Notre vérité est trop dure à entendre : on a envie de l’écarter. Quand on se penche sur l’affaire #meetoo, force est de constater qu’avoir une personne proche victime d’hommes tels que Harvey Weinstein permet de faire changer le regard de n’importe qui sur les violences faites aux femmes. Quand ces dernières se multiplient dans un entourage, prennent le visage d’actrice connues, et occupent tout l’espace médiatique, on ne peut plus faire marche arrière : la prise de conscience est faite. Il est devenu, depuis octobre 2017, ardu de prétendre que l’égalité entre les hommes et les femmes est parfaite et que le sexisme quotidien est un mythe inventé de toute pièces par des féministes hystériques.

Pour Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), le mouvement balance ton porc est la preuve qu’il suffit que l’on offre aux victimes les moyens de parler pour que les choses changent (source : leparisien.fr ). Elle avait vu juste : depuis balance ton porc, les gendarmeries ont enregistré une hausse de 30% des plaintes pour violences sexuelles. En cela, le mouvement de parole né de la sordide affaire Weinstein est une immense victoire.
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  • Gare aux chiens de garde

Pourtant ça coince. Pourquoi, nous demandez-vous, pourquoi en parler seulement aujourd’hui ? Si les faits ont eu lieu il a plusieurs mois, voir plusieurs années, pourquoi ne pas avoir porté plainte avant ? On entend des hommes crier à un « climat de délation », un « mouvement qui va trop loin », qui « nous fait peur », même « qu’on ne peut plus faire un compliment à une jolie femme »…
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La plus grande victime de l’affaire, apparemment.

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Florilège de réactions, au café du coin et sur les plateaux, contre me too et balance ton porc. Mention spéciale à Alain Finkielkraut pour le « féminisme qui noie le poisson de l’islam » (logique) et sa litanie d’homme accablé, bien partie pour remporter un Molière. On n’oublie pas tous les parallèles avec la Seconde Guerre mondiale, car à en écouter certains, les féministes n’ont jamais été aussi proches des nazis ; un point Godwin, et pouf, on oublie tous ces affreux témoignages.

Mesdames et Messieurs, il est donc tant de ressortir nos bons vieux chiffres statistiques : si la parole se « libère » seulement aujourd’hui, c’est parce qu’on l’a entravée avant. Tout, absolument tout est fait pour empêcher les victimes de harcèlement et de violence de porter plainte. Menacé.e.s de licenciement ou de représailles, mal accueilli.e.s au commissariat où tout est fait pour les décourager de continuer dans leurs démarches, découragé.e.s en voyant les agresseurs condamnés à passer peu de temps derrière les barreaux,  terrorisé.e.s à l’idée de revivre leur traumatisme pendant une longue bataille judiciaire… Les victimes ne sont pas gâté.e.s par le système. Ajoutez à cela que la majorité des plaintes pour viol sont classées sans suite (70%) et que parmi les 30% qui iront devant les tribunaux, l’état demande à ce que la majorité soit reclassée comme des délits au lieu de crimes, réduisant ainsi la durée des peines. Au final, seuls 15% des viols rapportés – ce qui ne représentent que 2 % des viols commis, à la vue de ceux tus par les victime – seront jugés en cour d’assises et 10% feront l’objet d’une condamnation. Vous en voulez encore ? 95% des femmes qui portent plainte pour harcèlement au travail perdent leur emploi. D’autre part, on nous habitue à croire automatiquement en la malhonnêteté de la victime, à la soupçonner de mentir par jalousie ou cupidité (ah, le mythe de la vamp voulant plumer son mari lors du divorce !), créant ainsi un climat toxique. Absolument tout encourage les femmes à se taire.

On nous accuse donc de nous être trop longtemps tues, mais comme on a déjà parlé…  on nous le reproche ! Il faudrait se décider : on ne doit pas dénoncer, mais on ne doit pas non plus se taire ? 

Ne soyons pas naif.ve.s ; que l’on parle enfin est une victoire, qui en fait trembler plus d’un. Comme le dit si bien Usul (USUL, définition du dictionnaire : allié, personne qui œuvre pour une cause sans en voler le crachoir aux concerné.e.s), cette remise en cause des moyens de parole et de la parole en elle-même des victimes, c’est un réflexe défensif.

Je vous conseille d’ailleurs la très pertinente vidéo de notre bon Usul sur le sujet :

 

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  • Transformer le sursaut en bond

Je sais qu’on vous fait peur, messieurs, à déballer comme ça dans l’espace public ce que l’on nous a si bien enseigné à taire. Nostalgiques d’une époque où on restait dans la cuisine et ou on filait bien droit, effrayés que certaines de vos proches aient été agressées elles aussi, ou simplement inquiets d’avoir pu être un jour l’un de ses fameux porcs, il faut cependant regarder les choses en face : on ne plus revenir en arrière. 

Je ne sais pas vous, mais j’ai senti comme un craquement électrique qui a changé la teneur de l’air ; je pense vraiment que plus rien ne sera comment avant, qu’il y aura l’avant et l’après Weinstein. A condition, bien sûr, qu’on ne laisse pas le feu s’éteindre.

Mais on fait quoi, nous tous, pour que  #metoo, #balancetonporc et le scandale Weinstein servent véritablement à quelque chose ? Déjà, je pense qu’il faut se poser les bonnes questions. Quand on décrie les méthodes employées par balance ton porc, l’assimilant à la délation des heures sombres de notre histoire moderne, on se trompe d’approche. La question n’est pas : « est-ce que c’est bien ou pas bien de dénoncer des agresseurs sur Twitter ? ». La vraie question, c’est pourquoi on se retrouve à passer par les réseaux sociaux plutôt que par un poste de police, pour dénoncer des crimes.

Si on doit se débrouiller par nous même pour obtenir un semblant de justice, c’est qu’on a grave problème. Pas un problème de féminisme ; un problème de société. 

Deuxièmement, il ne faut pas se tromper d’objectif. Mettre les prédateurs et les harceleurs derrières les barreaux, les faire démissionner ou les renvoyer des postes influents, c’est un moyen, pas un objectif. Les têtes ont commencé à tomber – en témoigne ce tableau évolutif du New York Times – et c’est très bien, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Par contre, il faut garder en tête que ce n’est que l’un des moyens d’action qui devraient permettre de changer durablement les pratiques et les mentalités. Car c’est bien là l’objectif ; changer cette société patriarcale qui a créé le cadre propice aux inégalités entre les hommes et les femmes, aux stéréotypes de genre, et à la culture du viol

Même si on ne se concentre que sur le cinéma, condamner les hommes influents coupables de harcèlement et de violences sexuelles ne rendra pas le milieu favorable à l’épanouissement des artistes féminines. D’après une étude, entre 2007 et 2016, seulement 4% des réalisateur.ice.s étaient des femmes, et 80% d’entre elles n’ont eu l’opportunité que de réaliser un seul long métrage. En 2016, seulement 27% des dialogues des films grand public étaient prononcés par des femmes. Les voix féminines ne sont pas les bienvenues, devant la justice, ou sur grand écran. Tant que l’industrie du cinéma n’est pas égalitaire, et que les femmes y sont traitées comme des subalternes, comment espérer qu’elle cesse d’engendrer des prédateurs ? Et tant que la société elle-même ne change pas en profondeur, comment peut-on vouloir qu’elle cesse de produire des industries de ce type ?

 

Hollywood, huile sur toile.

 

L’espoir que font naître ces événements, ce n’est pas de purifier Hollywood des prédateurs sexuels : c’est de comprendre la source de ce genre de comportements, de les traiter comme un fait social, d’étendre la réflexion et les mesures à l’ensemble de la société.

Et nous, à notre petite échelle, on peut faire quelque chose. Nous tous, même vous, les hommes, à qui on vient de faire très peur. On peut tous se poser des questions, remettre en cause nos comportements et nos acquis. On peut et on doit s’interroger sur nos rapports à l’autre, et à sois-même. On le dit souvent, le patriarcat affecte aussi les hommes. L’injonction à la virilité, la course à la performance, l’interdiction de faire preuve de sensibilité … vous avez le droit de rejeter tout ça. On a tous à y gagner, les gars, à vivre dans une société égalitaire. 

Si vous avez déjà eu un comportement problématique, le reconnaître et se demander pourquoi vous avez agi ainsi ne pourra que vous permettre d’évoluer. C’est dans notre intérêt commun de déconstruire ces schémas aberrants, selon lesquels un instinct sexuel ferait de vous des animaux, incapables de résister à l’appel d’une mini-jupe. On sait bien que vous valez mieux que ça, que vous avez des émotions aussi, pas que des grosses érections qui durent des heures. Du moment que vous pouvez nous écouter et pas juste nous entendre, tout est possible.

Je crois que c’est ça que j’ai envie de vous dire, aujourd’hui : il ne tient qu’à nous de faire d’une affaire vraiment dégueulasse le pilier d’une révolution sociale. Ça vous dit ?
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Après avoir écrit environ 12 000 « harcèlement et violences sexuelles », pardonnez-moi de vouloir finir sur une note positive.

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Une réflexion sur “Weinstein, #metoo, #balancetonporc ; qu’est-ce que ça change ?

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